Une conférence de Francis BRUMONT, proposée par l’atelier Histoire du CLAN

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Bayonne, l’Adour et le Golfe de Gascogne au XVIIème siècle

Conférence de Francis BRUMONT, proposée par l’atelier-histoire du CLAN

Mercredi 2 octobre à 18h, dans la salle de la CCBA, derrière l’Office de Tourisme de Nogaro

L’ouverture en 1578 d’une nouveau débouché de l’Adour vers l’Océan, au Boucau Neuf, ouvrit de nouvelles perspectives pour l’économie bayonnaise et pour son arrière-pays qui comprenait les pays drainés par ce fleuve et ses. Mais Bayonne n’est pas un port isolé : il fait partie d’un ensemble incluant les ports des Landes méridionales, ceux du Pays basque et du Guipúzcoa, formant ce que l’on peut appeler un complexe portuaire où chacun joue son rôle dans les principales activités qui y sont développées : commerce et cabotage, pêche lointaine : à la morue et à la baleine, course épisodiquement, ces activités pouvant être pratiquées par les mêmes acteurs à des moments différents.

À titre d’exemple : les marchands de Bayonne possèdent un certain nombre de navires, mais la ville n’a que peu de marins et pas de capitaines ; en revanche, elle dispose des financements nécessaires pour armer les navires partant pour la pêche hauturière. Capbreton et Vieux-Boucau disposent de marins et de capitaines expérimentés pour le commerce et la pêche à Terre-Neuve. Biarritz fournit quelques marins, mais surtout des capitaines se consacrant exclusivement à la pêche à la morue. Saint-Jean de Luz et Ciboure forment un sous ensemble disposant à peu près de tout, disposant de l’exclusivité de la chasse à la baleine, mais manquent de financements. Les petits ports labourdins et l’intérieur du pays fournissent des marins spécialisés, en particulier des harponniers pour la baleine. Quant au Guipúzcoa, il fournit des marins, un abri sûr pour les plus gros navires (Pasajes) et des financements épisodiques (St-Sébastien).

Ce système, que l’on retrouve autour d’autres grands ports français (Nantes, Rouen, etc.), fonctionne à plein régime au cours du XVIIe siècle, époque où la grande pêche atteint son apogée, après que Bayonne, sans doute dans le dernier tiers du XVIe siècle, eut remplacé Bordeaux et Bilbao en tant que financier de cette activité, en retirant alors pleinement les bénéfices. Cette prospérité se traduit par l’arrivée à Bayonne d’un grand nombre d’immigrés en provenance de l’arrière-pays, qui en bénéficie également par l’envoi de toutes sortes de marchandises pour ravitailler les navires et entretenir le commerce.

Francis BRUMONT abordera l’évolution de l’Adour, le complexe portuaire dans le Golfe de Gascogne, la pêche à la morue et à la baleine, le commerce avec l’arrière-pays.

Francis BRUMONT a été professeur à l’université de Toulouse et membre de l’atelier-histoire du CLAN. Il est membre de la Société Archéologique du Gers.

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