Résidence Culturelle de Territoire : Spectacle de danse à Nogaro

huitenvoleweb

La Communauté de Communes du Bas-Armagnac présente La compagnie le Corps Sage dans Le huit envolé
un spectacle de danse au théâtre de Nogaro le vendredi 8 avril 2016 à 20h30
Entrée gratuite

En partenariat avec la DRAC (Direction Régionale des Affaires Culturelles), l’ADDA et le CLAN, la CCBA  propose cette année une résidence sur le thème de la danse contemporaine. Isabelle Avid, danseuse professionnelle de la compagnie le Corps Sage a été choisie. Elle va à la rencontre d’un large public : écoles, centres de loisirs ou les établissements spécialisés : IME, ESAT mais aussi EHPAD.

Isabelle Avid, danseuse professionnelle, en charge de l’animation pour cette Résidence Culturelle de Territoire ira à la rencontre des associations locales et plus largement du public local.

8envCrédit Photo : Corinne Mercadier – Le huit envolé (2007)

Le Huit envolé (informations prises sur le site de la compagnie )

Conception : Isabelle Avid.
Aide à la mise en scène : Anastasia Khvan

Ecriture et interprétation :
Isabelle Avid
et Anastasia Khvan

Collaborations artistiques :​
Création lumières : Boris Molinié
Création costumes : Inge Zorn Gauthier
Crédits photos : Julien Simon

NOTE D’INTENTION​
Pièce pour deux chorégraphes /danseuses composée de deux solos et d’un duo. Ce duo remet en jeu les solos dans une altérité invitant le spectateur à un autre point de vue.
Le huit et l’infini sont des supports et prétextes à la mise en jeu corporelle. Ils portent deux notions. Le huit fait partie d’une suite de nombres avec une place définie, immuable, et le symbole de l’infini, huit couché, invite à une expansion au-delà des possibles sans limites.
Le huit s’inscrit dans un monde intermédiaire en tension entre la terre et le ciel, le propre de la condition humaine. Le symbole de l’infini est libéré de la condition de mortel. Pourtant la vraie liberté, n’est- t-elle pas dans le balancement et l’indétermination de l’entre- deux ?
Double de l’artiste et de ses propres contradictions. Porosité entre le visible et l’invisible, scansion du temps et décomposition du mouvement. Énergie inversée. Sidération.

Solo X 2
Multiplicité de l’être et pourtant marques, repères de sa présence au monde.
Pris en tension entre ces dualités, il est contraint de cheminer, d’affirmer sa voie, entre hésitation et prise de position.
Le solo, figure de l’interprète passeur, est la confrontation avec le regard d’autrui, ses lectures multiples.​

Duo
« Etre en présence de l’autre, de son visage, c’est avoir une idée de l’infini. La rencontre est exactement l’idée de l’infini. La manifestation de l’infini c’est l’autre qui la suscite dans le face à face». Emanuel Lévinas

Le partage est don, et ce don éclaire la continuité entre les choses, révèle un sens parmi l’infinité des sens possibles.

Un mouvement de convergence entre son et silence, entre noir et blanc, entre lutte et abandon. Désir et absolu. Envol

Ce n’est jamais l’autre qui est un double, dans le redoublement, c’est moi qui me vis comme le double de l’autre : je ne me rencontre pas à l’extérieur, je trouve l’autre en moi.“ Henri Michaux

Matières chorégraphiques :

Au départ une fascination pour le nœud comme mouvement, sa complexité : enlacement, trame, suspension.

Puis le corps dans un engagement plastique, qui permet de retranscrire, le passage du plat vers le volume.
Une surface et une profondeur du champ pour des mouvements en écharpe, de l’entre deux fugitif. Fascination de la peau exposée, miroitement du trait.
Dans un élan ascendant ou descendant, le bassin fera face à l’effondrement.
Une geste infiniment petit débordera, jusqu’à l’infiniment grand.
Il prendra sa source dans un espace et un temps élastique, propices à la perte de repère, à l’étrangeté d’un corps, tour à tour morcelé ou un : un corps en expansion.

Matières sonores et visuelles :
​​L’ouïe est le sens du global, du continu.
Un évènement sonore peut rompre le temps et être l’ébauche d’une transformation. Il peut être le lieu de superposition de sons, de silences.
La vue, elle, est sectorielle, le clair et l’obscur peuvent être en présence, séparé ou ensemble et la luisance de la trace est encore visible après l’engendrement. Le cadre lumineux peut être exponentiel et jeux de miroirs, halo ou illusoire.

«  Parmi les déferlements silencieux, les trémulations de la nappe illuminée, dans le va-et-vient rapide martyrisant des taches de lumière, dans le déchirement de boucles et d’arcs et de lignes lumineuses, dans les occultations, les réapparitions, dans les éclats dansants, se déformant, se reformant, se contractant, s’étalant pour se redistribuer encore devant moi, avec moi, en moi, noyé et dans un insupportable froissement, mon calme violé mille fois par les langues de l’infini oscillant, sinusoïdalement envahi par la foule des lignes liquides, immense aux mille plis, j’étais et je n’étais pas, j’étais pris, j’étais perdu, j’étais dans la plus grande ubiquité. Les mille et mille bruissements étaient mes mille déchiquetages. » Henri Michaux

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